Back to the 60's

14.09.2004, à Niort.

Je vous emmène avec moi, comme un flash-back dans mon adolescence où est née ma passion pour la mode, la haute-couture, le tweed et surtout l'univers des sixties.

Les sixties sont arrivés très tôt dans ma vie, j'ai été biberonnée à France Gall, Françoise Hardy, Gainsbourg et Birkin, Michel Berger, Eddy Mitchell, Claude François, les Beatles... bref les grandes figures musicales de cette époque.

Ma passion par la mode et la haute-couture est née l'année de mes dix ans, grâce à la télévision, avec l'émission de Mademoiselle Agnès sur Canal + nommée "Habillée pour...". Les sixties m'intéressaient beaucoup et j'ai cherché à en apprendre plus sur le style vestimentaire de cette époque. J'ai regardé des films cultes, des reportages de mode et historiques. Je me suis imprégnée de cette culture et de cette époque. Elle m'a passionné, je l'ai adoré.
J'ai découvert la frange, les lunettes mouches, les blouses aux manches bouffantes, les pantalons patte d'éléphants, le daim, le velours, les formes géométriques, les robes trois-trous, les jupes trapèzes, le patchwork de couleurs et de matières, les tailles hautes, les couleurs, le eye-liner, les yeux de biches, les faux-cils,... La liste est longue, mais véritable coup de coeur, véritable passion !

Je suis tombée sous le charme du mouvement des Youthquake, mode définie par Diane Vreeland (rédactrice en chef de Vogue US de l’époque). La génération émergeante, les baby-boomers, souhaitait s'émanciper des pratiques conservatrices et vieux-jeux des maisons de haute couture et inventer leur style. Nous sommes en plein de l'émancipation de la femme, des corps, de la sexualité, à la veille de mai 68.
C’était une époque où cette génération était capable d'affirmer sa propre identité et sa liberté en repoussant leurs limites car la société voulait guérir de la Seconde Guerre Mondiale et créer un nouveau monde, une nouvelle vie. Et je pense qu'on peut faire un parallèle avec notre société actuelle où notre génération, la Z et X, veulent s'émanciper et créer leur modèle sociétal.

Cette liberté est l'un des traits de caractères de ce mouvement et cela se retrouve dans tous ses pans culturels (musical, cinématographique, mode, artistique, photographique...). Particulièrement dans la mode où les formes des vêtements sont affirmés, libère la femme des corsets, raccourcissent les longueurs. La mini-jupe apparaît, les couleurs vives naissent.
Les sixties sont caractérisés autant par ses traits colorés et vifs que par son esprit libre, joyeux et engagé.
Autant de traits de caractères et de valeurs auxquels je me suis identifiée. 

D'ailleurs cette inspiration est véhiculée par des muses, des femmes fortes, influentes et pour certaines engagées telles que Jacqueline Kennedy, Françoise Hardy, Shanon Tate, Jean Shrimpton, Brigitte Bardot, Jane Birkin, Twiggy, Edie Sedgwick ou encore Catherine Deneuve.
Jacqueline Kennedy est une grande source d'inspiration, son style, son goût pour la mode et le beau sont exaltants.

Donc quand je me suis lancée avec MARJANNE, je ne voyais qu'un style que je pouvais véhiculer, celui des sixties et plus précisément des Youthquake, pour poursuivre ma voie dans cette identité.